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Le Portrait d’Amélie Grandville

par Christian Julia



Dos collé
10 x 18 cm
55 pages

EAN : 978-2-9581501-6-7

Parution : 1er avril 2026

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Résumé

Paris. Quartier de Montparnasse. 1820. Jules, un étudiant des Beaux-Arts pauvre, réalise le portrait de la femme qu’il aime, Amélie Grandville, la sœur d’un de ses amis peintres. Il n’imagine pas qu’il va être malgré lui l’instrument d’une machination diabolique.

Note de l’auteur

La première version de cette nouvelle date de 1972. À l’époque, le thème de la transmigration des âmes me préoccupait beaucoup. Il est repris dans une autre nouvelle, datant elle de 1974, « Le Phénix », et bien sûr, plus longuement, dans mon roman « La Partition de Morgenstein ».

C’est seulement des années plus tard, en 1987, que j’ai compris que cet intérêt pour le passage de l’âme d’un corps à l’autre en cachait un autre, celui pour la réincarnation. C’est en effet cette année-là que différents événements m’ont conduit à m’intéresser à mes vies antérieures. J’ai raconté cette exploration dans mon récit « Ces vies dont nous sommes faits ».

En 1990, j’ai décidé de changer de vie. Mon intention d’alors était de devenir scénariste pour la télévision, et je souhaitais aller vers une inspiration plus réaliste. J’ai donc tiré un trait sur les textes fantastiques. Et sur tous les autres, d’ailleurs. J’ai tout jeté.

Et je suis effectivement devenu scénariste professionnel, notamment avec une série sur de jeunes footballeurs pour France 2, « Goal », loin de l’univers fantastique.

Par la suite, j’ai cherché à récupérer mes textes détruits. La SACD en avait conservé certains, et aussi des amis. J’ai ainsi pu reconstituer ma collection de textes d’avant 1990. Mais il m’en manquait.

C’est le cas du « Portrait d’Amélie Grandville ». J’ai donc décidé, fin 2025, de réécrire la nouvelle. J’avais en mémoire l’essentiel de l’intrigue, mais je souhaitais lui donner une nouvelle forme de narration. En 1972, l’histoire était racontée par le héros lui-même, Jules. Pour la nouvelle version, il m’a semblé plus intéressant de choisir comme narrateur un ami de Jules, devenu professeur aux Beaux-Arts. Cela me permettait de prendre un peu de distance par rapport à la narration. Celle-ci devient une sorte de flash back où passé et présent se mêlent. Ainsi est né le personnage de l’élève Mathias, le fils supposé de Jules, qui n’existait pas dans la version d’origine. Est née également l’idée des lettres que Jules adresse à son ami, une manière de vivre malgré tout l’action en direct.

Ainsi revisitée, ce nouveau « Portrait d’Amélie Grandville », même s’il est très fidèle à la version d’origine, s’en écarte notablement.

Quant à la dédicace — À Gérard — elle fait référence à Gérard de Nerval, qui a lui-même abordé ce thème de la transmigration des âmes…